Go directly to content

Fêtes de fin d’année : l’ASC et la ferme d’huîtres Geay sensibilisent à la consommation responsable de produits de la mer

janvier 11, 2024

La France est le premier pays producteur et consommateur d’huîtres en Europe, avec près de 130 000 tonnes produites tous les ans. Près de la moitié sont consommées entre Noël et le jour de l’an[1]. Or si l’élevage d’huîtres n’est pas réalisé dans une démarche responsable, cela peut avoir des impacts sur la qualité des eaux, la santé des espèces et le bien-être des collaborateurs au sein des fermes. Dans ce contexte, l’ONG ASC (Aquaculture Stewardship Council) et la ferme Huître Geay appellent à une consommation plus responsable de produits de la mer.

 

Une surconsommation qu’il faut conscientiser

11,5 kg de plus par habitant en près de 60 ans, soit 33,5 kg[2] aujourd’hui. C’est la quantité de poissons, coquillages et crustacés consommés chaque année par habitant en France. Ce chiffre place la France à la 5ème place des pays européens en consommant le plus, et témoigne de la part notable qu’occupent les produits de la mer dans la consommation des Français, au moment des fêtes de fin d’année en particulier. C’est en effet à cette période que les ostréiculteurs écoulent 70% de leur production annuelle en moyenne. Un pic significatif et loin d’être spécifique aux huîtres. Le saumon par exemple, trône lui aussi sur le podium des mets incontournables pour 2/3 des Français[3].

Pour soutenir cette demande, et alors qu’un tiers des stocks de poissons sauvages est aujourd’hui surexploité, l’aquaculture a donc un rôle à jouer. La filière qui fournit déjà plus de la moitié des produits de la mer consommés dans le monde, devrait en fournir 62% d’ici 2030[4].
Malgré cette place importante, l’aquaculture reste méconnue des Français avec seulement 15% d’entre eux qui peuvent la définir précisément.[5] 

 

Un besoin d’exemplarité des acteurs de la filière

Face à ces constats, l’ASC appelle donc les acteurs de la filière à s’engager pour des pratiques d’élevage plus respectueuses de la santé des espèces, de l’environnement et des droits humains.
C’est le cas de Huîtres Geay, une ferme familiale certifiée ASC, engagée pour une aquaculture responsable. Située au cœur du bassin charentais, la famille Geay cultive ses huîtres depuis cinq générations et est devenue leader dans la production d’huîtres durables et respectueuses d’un point de vue social et environnemental.

Fondée en 1874, Huîtres GEAY est aujourd’hui dirigée par Adrien Geay qui veille à améliorer les pratiques sur sa ferme afin de préserver les océans et la biodiversité qu’ils hébergent. La ferme propose une gamme d’huîtres d’exception, de la fine claire au grand cru, et œuvre dans le respect des normes les plus élevées de durabilité et de bien-être animal, tout en assurant une traçabilité rigoureuse de sa production.
En obtenant – entre autres – le label ASC, elle est même devenue l’entreprise ostréicole la plus certifiée au monde. « Je suis fier de nos engagements pour la durabilité et de la qualité de nos produits, je crois fermement qu’une aquaculture responsable est essentielle pour la santé des océans et celle des consommateurs. La certification ASC, obtenue en 2019, témoigne de nos efforts et nous incite à continuer d’innover pour améliorer nos pratiques sur les plan environnemental et social. Le but c’est d’être dans une dynamique d’amélioration continue, et c’est ce que l’ASC nous aide à faire. » témoigne le gérant.

Le référentiel bivalves (huîtres, moules, palourdes…) de l’ASC impose en effet aux éleveurs comme Adrien de respecter un ensemble de critères ; de la protection de la biodiversité, à la minimisation de l’impact environnemental, en passant par l’utilisation responsable des ressources ou encore la préservation des habitats marins. Huitres Geay a par exemple réalisé une étude démontrant que la biodiversité sur les parcs est plus riche que sur les parcs dépourvus d’huîtres. La ferme s’engage également à faire preuve de transparence quant à l’usage de pesticides ou traitements chimique. D’autre part, les fermes certifiées ASC doivent fournir une description des déchets de production les plus courants (carton, métal, plastique) et indiquer quels matériaux sont recyclés. Dans le cas de Huitres Geay, 100% des coquilles d’huîtres et des poches sont recyclées. L’ostréiculteur a même lancé en juin une gamme de produits fabriqués à base de coquilles et poches d’huîtres recyclées.

« Huîtres Geay démontre au quotidien son engagement fort pour préserver les habitats marins et les écosystèmes environnants. Nous sommes fiers d’accompagner les fermes certifiées pour qu’elles aient un meilleur impact sur l’environnement, les communautés voisines, et améliorent quotidiennement les conditions de travail de leurs salariés. » précise Camille Civel, directrice ASC France..

 

Un besoin de transparence pour les consommateurs

Des pratiques vertueuses qui restent encore méconnues du grand public. Pour autant, et malgré l’inflation, 6 Français sur 10 sont prêts à acheter un produit de la mer plus cher, s’il a été élevé avec une démarche responsable[1].

« Avec une meilleure connaissance de la filière et de ses enjeux, cette part pourrait augmenter, mais il faut pour cela proposer des alternatives responsables et être davantage transparent pour éclairer les Français. » ajoute Camille Civel.

C’est ce que propose l’ASC, en accompagnant les fermes, fournisseurs, distributeurs et restaurateurs qui souhaitent s’engager pour une aquaculture responsable afin de pouvoir nourrir la planète en préservant au mieux les ressources marines et l’environnement. Privilégier une aquaculture plus responsable, notamment durant les fêtes de fin d’année, comme le prône l’ASC, constitue ainsi une partie importante de la solution. Et pour aller au-delà, l’ONG conseille de mesurer sa consommation et de varier les espèces.
L’ASC et Huîtres Geay rappellent également le rôle clé de « séquestreur de CO2 » de l’huître, faisant de ce produit un met idéal au moment des fêtes. En effet, pour former sa coquille, le bivalve absorbe du CO2. Ainsi, se régaler d’une douzaine d’huîtres à Noël équivaut à éteindre une lumière pendant 3 heures[2], surtout si son transport n’a pas demandé trop de kilomètres. « Quelle que soit l’option choisie, privilégier un produit de la mer issu d’un élevage responsable sur les plans environnemental et social, doit être prioritaire. Qu’il s’agisse d’espèces locales ou importées. » conclue Camille Civel.

 

 

 

[1] Etude Ifop juin 2023 pour l’ASC

[2] Selon Jean-Marc Jancovici, la production de 2 huîtres retire 60 g de CO2

[1] Comité national de la conchyliculture

[2] FranceAgriMer, Kantar Worldpanel, Eumofa.

[3] Données CIFOG/ CSA décembre 2021.

[4] Rapport FAO sur la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2014, page 234.

[5] Etude IFOP pour ASC – Notoriété et perception de l’aquaculture en France – juin 2023

Confidental Infomation