L’Aquaculture Stewardship Council (ASC) a réalisé une vaste enquête auprès de 12 000 consommateurs de 12 pays différents. Parmi eux, la France. Focus sur leur perception et leur consommation de produits de la mer.

La santé, motivation première pour l’achat de produits de la mer

Dans les 12 pays interrogés, la santé est la principale motivation d’achats de produits de la mer pour les consommateurs. En France, plus de 80 % des consommateurs déclarent qu’il est important ou très important pour eux d’inclure du poisson ou des fruits de mer dans leurs achats quotidiens. 48% l’expliquent par leurs bienfaits sur la santé. La deuxième motivation d’achat : le goût. 15% des Français consomment des produits de la mer pour leur saveur et considèrent ces derniers comme des composants essentiels d’une alimentation équilibrée.

Une source importante de protéines animales qui peut être durable

L’étude montre que la plupart des consommateurs – 80% en France – estiment que la filière des produits de la mer peut être responsable et durable. Un chiffre, qui démontre le potentiel de ces produits comme source écologique de protéines animales. Toutefois, ce potentiel n’est pas encore atteint. Environ 70% des consommateurs français ne perçoivent pas cette filière comme durable à l’heure actuelle et ils sont, avec les Néerlandais, les Belges et les Allemands, les populations les plus sensibles au sujet sur les 12 pays interrogés.

 

Les systèmes de certification sont essentiels pour améliorer la filière des produits de la mer

Bien que les consommateurs ne soient pas satisfaits du niveau actuel de durabilité de la filière des produits de la mer, ils admettent que les systèmes de certification ont un rôle à jouer dans l’amélioration de ce secteur. 70% des Français interrogés déclarent que l’achat de produits de la mer responsables a un effet positif sur les océans. L’importance des systèmes de certification pour faire progresser la durabilité de la filière des produits de la mer est également mise en évidence dans cette enquête. En effet, 63% des Français pensent que l’information sur la durabilité d’un produit doit être confirmée par une organisation indépendante.

Globalement, les systèmes de certification et labels indépendants sont considérés comme les sources d’informations les plus fiables pour les consommateurs en ce qui concerne la durabilité des produits de la mer. Une fiabilité plus élevée plus que les organisations environnementales, les marques de produits de la mer, les distributeurs etc.

Une prise de conscience de l’importance de produits de la mer durables relativement avancée en France

La durabilité reste une préoccupation majeure chez les Français. 70% des personnes interrogées indiquent que l’impact des produits de la mer qu’ils consomment est important pour eux et 67% se disent sensibles au bien-être des poissons. Des préoccupations qui influencent leur comportement d’achat, puisque 57% des Français indiquent se renseigner spécifiquement sur l’origine durable des produits de la mer qu’ils achètent, contre 54% en Allemagne, 41% en Belgique ou 36% aux Pays-Bas.

… Mais plus d’informations sont encore nécessaires

L’étude révèle également que, bien que la durabilité soit une considération majeure, les consommateurs n’achètent probablement pas de manière responsable aussi souvent qu’ils le pourraient. La fraîcheur et le coût étant leurs deux principales préoccupations lorsqu’on leur demande de donner spontanément leurs critères en matière d’achat de produits de la mer. La durabilité arrive, quant à elle, en troisième.
Quant aux préférences entre poissons et crustacés sauvages ou issus de fermes aquacoles, les consommateurs ont une préférence pour le sauvage, en particulier en Espagne et en France, où respectivement 59% et 57% des sondés indiquent préférer le sauvage. Toutefois, 65% des Français pensent que les produits de la mer issus de l’élevage sont une source de protéines importante.

L’enquête met également en lumière un manque d’informations auprès des consommateurs. Des informations qui leur permettraient de dissiper certaines inquiétudes et a prioris sur les produits issus de l’aquaculture.

A la lumière de ces éléments et du dernier rapport de la FAO* qui stipule que « l’aquaculture a un potentiel significatif pour nourrir une population mondiale en augmentation, mais cette croissance doit être durable. Cela est crucial pour répondre à la demande grandissante de produits alimentaires d’origine aquatique. », c’est donc l’ensemble des acteurs de la filière qui doit poursuivre les efforts et aller plus loin afin d’éviter certaines dérives.

C’est notamment sur cet axe que l’ASC œuvre en accompagnant d’une part les professionnels du secteur pour une aquaculture plus responsable et d’autre part en informant les consommateurs sur les produits par la présence du label ASC.

Méthodologie de l’enquête

L’ASC suit les évolutions mondiales et nationales des attitudes, de la connaissance et de la mobilisation des consommateurs à propos de l’aquaculture responsable et du label ASC. La présente étude est la deuxième vague d’une étude quantitative biennale, multi-marchés. Le travail de terrain pour cette étude a été réalisé entre le 23 décembre 2021 et le 24 janvier 2022 via des panels consommateurs en ligne. Environ 1 000 consommateurs ont été interrogés dans les pays suivants : États-Unis, Canada, Australie, Italie, Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, France, Espagne, Chine et Japon. Il s’agit de la plus vaste étude consommateurs organisée par l’ASC depuis sa création en 2010.

*rapport SOFIA de la FAO juillet 2017

Publié le
vendredi, 30 septembre 2022
×
×
×
Confidental Infomation